DIABETE                        (source : http://www.sante.gouv.fr)

 

Contexte

Il est aujourd’hui reconnu que la  nature et la qualité de l’alimen-tation participe au développement de maladies métaboliques comme le diabète et l’obésité. Si le diabè-te concerne actuellement 3 % de la population française, l’obésité, qui est le lit de l’insulino-résistance, affecte 10 % des adultes et 12 % des enfants de moins de 12 ans. C’est au sein de cette population qui ne cesse de croître, que seront recru-tés la plupart des prochains diabé-tiques de type 2.

La prévalence du diabète dans les départements d’Outre-Mer est 2 à 3 fois celle de la Métropole.

  I – Prévenir le diabète par le développement d’une politique nutritionnelle

* A La Réunion, la prévalence est d’environ 6 %. Les complications micro et macro-vasculaires sont tout aussi fréquente qu’en métropole et le diabète représente par exemple, 30 % des causes d’insuffisance rénale dialysée.
* En Martinique, la prévalence est d’environ 10 %. Le diabète de type 2 représente la pathologie à la plus forte incidence dans l’île, en raison de facteurs héréditaires, d’une sédentarisation de la population et de troubles du comportement alimentaire. Les accidents vasculaires cérébraux, principalement secondaires au diabète et à l’hypertension non contrôlés, sont la première cause de mortalité de l’île (incidence deux fois supérieure à celle de la métropole).
* En Guadeloupe, la prévalence est d’environ de 6,6 %. Les facteurs déterminants en la matière sont l’obésité, les modes de vie socioculturels, les faibles revenus et la situation insulaire limitant l’accès au soin.

Au regard de ces enjeux d’ordre national, le Haut Comité pour la santé publique a remis en juin 2000 ses recommandations pour une politique nutritionnelle de santé publique en France. Ce document est à la base du Programme National Nutrition Santé publié en janvier 2001, dont l’objectif est l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur le déterminant nutritionnel. Il vise notamment la réduction de 20% de la prévalence de l’obésité de l’adulte et l’arrêt de la progression de celle de l’enfant.

Objectifs

- Diminuer la prévalence du diabète, en infléchissant l’incidence de l’obésité

- Développer les consultations de diététiques et de nutrition dans les hôpitaux

Mesures

    • Mise en œuvre de la circulaire interministérielle de juin 2001 relative " à la composition des repas servis en restauration scolaire et à la sécurité des aliments " qui fournit notamment les indications pour améliorer la qualité nutritionnelle des repas scolaires et propose l’amélioration de l’environnement alimentaire au sein des écoles (distribution d’eau fraîche plutôt que de boissons sucrées …).
    • Actions d’information et d’éducation nutritionnelles du Programme National Nutrition Santé 2001 – 2005 (cf. annexe 8) :

      * mise à disposition du grand public d’un guide alimentaire fournissant les éléments pratiques pour orienter ses comportements alimentaires dans un sens favorable à la santé ;

      * mise à disposition des professionnels d’une version spécifique du guide alimentaire leur fournissant les moyens de renforcer leurs conseils dans le domaine de la nutrition ;

      Ces deux guides alimentaires, sont actuellement en cours de rédaction par un groupe d’experts coordonné par l’AFSSA. Leur diffusion est envisagée au printemps 2002.

      * diffusion auprès des professionnels d’un outil pour mesurer l’indice de masse corporelle (deux versions sont en préparation : enfant et adulte) ;

      * campagne de promotion des fruits et légumes destinée à donner des repères simples de consommation à la population générale. Cette campagne débute le 7 novembre 2001;

      * Campagne nutritionnelle spécifique aux DOM.

        • Développement d’actions de proximité portant sur le thème de la nutrition  ;
        • Attribution d’un logo " programme national nutrition santé " aux documents et actions de communication répondant aux objectifs du programme (cf. annexe 8) réduisant ainsi la confusion face aux messages nutritionnels multiples et contradictoires ;
        • Création ou renforcement de consultations de diététiques et de nutrition dans les hôpitaux.

          Coûts

          * 2001 : 30 MF dans le cadre du Fond National de Prévention d’Education et d’Informations Sanitaires (FNPEIS).
          2002 : 30 MF dans le cadre du FNPEIS ; 18 MF par la DGS (recherche, épidémiologie, surveillance, actions déconcentrées au sein des régions).
          2003 : 30 MF dans le cadre du FNPEIS.

          * 2002 ONDAM hospitalier14 MF