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SOMMAIRE

 

 

INTRODUCTION                                 

Le pian est une tréponématose endémique, handicapante et défigurante, atteignant en premier lieu les enfants des régions tropicales et sub-tropicales (Afrique noire, îles du Pacifique, Indonésie, Nouvelle-Guinée, Nord de l’Amérique du Sud, Caraïbes, Asie du Sud-Est). L’agent du pian, Tréponéma pertenue, fut découvert par Castellini en 1905. Actuellement cette maladie a une distribution en foyers et atteint essentiellement les communautés rurales, défavorisées, à l’écart des principaux courants de développement socio-économiques et ayant peu ou pas d’ accès aux services de santé.

Une chute très importante de la prévalence de cette affection avait été obtenue, dans les années cinquante, par des campagnes de masse à la pénicilline retard, selon le protocole de l’OMS, grâce aux moyens fournis par l’UNICEF. Ces campagnes avaient stoppé la transmission dans de nombreuses régions et auraient pu faire espérer son éradication dans la mesure où une surveillance intensive avait été poursuivie suffisamment de temps et que des dispensaires effectuant les soins de santé primaire, avaient été mis en place. 

Les campagnes de masse eurent, dans un premier temps, un tel succès que la préparation des services de santé primaire à leur nouvelle tâche-surveiller l’apparition de nouveaux cas- ne fut pas considérée comme une priorité indispensable par les responsables sanitaires. Il se constitua ainsi des réservoirs de virus, et bientôt une résurgence de la maladie se produisit, de manière circonscrite, dans certaines communautés manquant d’hygiène et de soins médicaux, tandis que, dans nombre d’anciens foyers, la transmission se continuait à bas bruit.

Dans certaines régions, la prévalence rejoignit même celle enregistrée avant les campagnes de masse.

Dans les années quatre-vingt, de nouvelles campagnes eurent lieu au Ghana, en Côte-d’Ivoire, au Togo, en République Centre Africaine. Dans ce dernier pays, elles montrèrent que les Pygmées étaient atteints de manière catastrophique par le pian et qu’ils étaient devenus un réservoir et une source d’ infection pour les populations sédentaires avec lesquelles ils étaient en contact. Au Congo-Brazzaville, les campagnes effectuées, en 1983 et 84, par le service des Grandes endémies, et entre 1992 et 1995 par l’association Technologie Médicale et Coopération, confirmèrent l’infestation massive des chasseurs-cueilleurs.

 

Aujourd’hui, en Afrique centrale et Occidentale, on note un désintérêt pour cette affection : les programmes nationaux de contrôle de la maladie manquent de moyens techniques et financiers ; la capacité des équipes médicales à détecter les cas a également fort diminué, de sorte que les données collectées par les pays sont de fiabilité douteuse et qu’il est nécessaire, pour connaître la réelle prévalence du pian aujourd’hui, d’avoir des sources d’informations autres que les sources officielles. Ces dernières indiquent que ces régions d’Afrique sont particulièrement touchées par ce fléau et qu’en Afrique centrale les Pygmées sont la population la plus atteinte par cette maladie.

 

Nous allons au cours de ce travail essayer d’expliquer les raisons de la persistance d’une prévalence importante du pian chez les Pygmées. Nous centrerons nos recherches sur les Pygmées Aka du Nord-Congo et nous tenterons de répondre aux questions suivantes :

 

Quelles sont les causes environnementales et médico-sanitaires de l’absence de contrôle de l’endémie pianique ?

-Le pian présente-t-il des caractéristiques cliniques, biologiques et thérapeutiques particulières rendant difficile son éradication ?

-Quelles est le niveau de prévalence chez les Pygmées d’Afrique centrale ?

-Quels sont les moyens (organisationnels, humain, structurel, financiers) du système de santé congolais ? Pourquoi  est-il incapable contrôler cette affection d’un autre âge ?

-Quels est la responsabilité des acteurs internationaux intervenant dans la santé ?

 

Quelles sont les raisons du manque de volonté politique, malgré les déclarations multiples, pour améliorer le fonctionnement du système de santé, en particulier le schéma d’organisation sanitaire territorial qui favorise de manière excessive la capitale et qui prive les régions septentrionales de soins de santé primaires?

Ce sous-développement sanitaire n’est-il pas qu’un élément de la marginalisation des régions septentrionales considérées, depuis toujours, par le Sud du pays comme des zones vouées à la prédation (esclaves, main-d’œuvre, soldats, ivoire, peaux d’antilopes, bois) ?

 

Quel rôle joue cette marginalisation sur les relations Pygmées / Grands Noirs et les possibilités pour les Pygmées d’accéder aux soins de santé ?

Le pian, en effet, n’est-il pas un témoin des difficultés des Pygmées à obtenir un réel statut de citoyen et les prérogatives qui y sont attachées, en particulier le droit à la santé ?

Une prévalence élevée du pian n’est-elle pas un excellent indicateur de discrimination ?

Quelles sont les conditions politiques à un développement sanitaire des Pygmées ? Le contrôle du pian dans ces populations serait un des éléments les plus significatif  de l’efficacité des soins de santé. Quel rôle pourrait jouer la communauté internationale dans l’accès des pygmées à ce droit individuel et collectif qui est le droit à la santé ? Comment pourrait intervenir les ONG ?

Mais est-il possible de rééquilibrer le système de santé congolais au profit de la santé publique, l’aménagement sanitaire du territoire, les relations Pygmées/ Grands Noirs ?

 

 

Notre travail est divisé en trois partie. La première partie est consacrée aux causes médicales et sanitaires de la persistance du pian en Afrique et en particulier au Congo.

La deuxième partie étudie le rôle que joue  le processus de marginalisation des régions septentrionales et  l’évolution des relations Pygmées/ Grands Noirs dans le sous-développement sanitaire des Pygmées.

 La troisième partie recherche quelles seraient les conditions politiques et juridiques favorables à l’amélioration de l’état sanitaire de ces populations de chasseurs-cueilleurs, chez lesquelles la présence du pian témoigne de l’absence d’accès aux soins de santé les plus élémentaires,  et quel soutien pourrait apporter la communauté internationale et les ONG à la mise en place de ces conditions.


 

 

                                            

 

 

TABLE DES CARTES                                                                                                                              p 12

LISTE DES ABREVIATIONS                                                                                                 p 14

 

INTRODUCTION                                                                                                                               p 16

 

PARTIE I - ABSENCE DE CONTROLE DE L’ENDEMIE PIANIQUE

CHEZ LES PYGMEES DU NORD-CONGO                                                                  p 19

 

CHAPITRE I - DESCRIPTION DU PIAN                                                                     p 19

 

SECTION I - LA MALADIE                                                                                                            p 19

I - Epidémiologie                                                                                                         p 19

II - Clinique                                                                                                                   p 20

III - Laboratoire                                                                                                              p 24

SECTION II - SON TRAITEMENT.                                                                                   p 28

I - Traitement/Vaccination                                                                                           p 28

II - Programme de lutte                                                                                  p31

III -La médecine traditionnelle                                                                          p 34

 

CHAPITRE II - IMPORTANCE DU PIAN AU CONGO                                                p 38

 

SECTION I - RAPPEL HISTORIQUE                                                                                       p 38

I-1950 : découverte de la pénicilline retard                                                                    p 38

II-1955 : l’OMS lance les campagnes pour l’éradication du pian                                p 38

III-1965 : abandon du concept d’éradication du pian par l’OMS                               p 39

IV-1984 : le IIIème Symposium sur les tréponématoses constate la

persistance de foyers résiduels du pian dans certaines régions du

monde et sa recrudescence en Afrique                                                                    p 40

V-1989 : pour l’OCEAC le pian est en passe de devenir un problème

de santé publique en Afrique centrale                                                                  p 43

VI-1993 : pour l’OCEAC le pian est un indicateur de la régression des

soins en Afrique centrale                                                                                                     p 43

VII-1993 : pour la Banque Mondiale le pian n’a pas une charge de

morbidité suffisante pour être pris en compte                                                       p 44

VIII-1995-Au Congo le pian ne fait pas l’objet d’un programme national

Spécifique                                                                                                                                            p 45

 

SECTION II - PREVALENCE DU PIAN DANS LES DIFFERENTS

GROUPES ETHNIQUES D’AFRIQUE CENTRALE                                                           p 48

I - Les peuples de la forêt, au Cameroun, au Gabon et au Zaïre.                p 48

A - Zaïre                                                                                                               

B - Gabon

C - Cameroun

II Les peuples de l’ interfleuve Lobaye, Sangha, Oubangui :

 «  le pays Aka                                                                                                         p 50

A - Le versant centrafricain

B - Le versant congolais

SECTION III - CAMPAGNES D’EVALUATION ET DE TRAITEMENT

DU PIAN CHEZ LES PYGMEES DU NORD-CONGO EFFECTUEES

ENTRE 1992 ET 1995 PAR L’ASSOCIATION TMC                                                       p 58

I Méthode

                                II Résultats

 

CHAPITRE III - POURQUOI LE SYSTEME DE SANTE CONGOLAIS

EST-IL INCAPABLE DE CONTROLER L'ENDEMIE PIANIQUE ?                p 63

 

SECTION I - UN SYSTEME DE SANTE DESEQUILIBRE ET

PARTICULIEREMENT INEFFICACE EN MATIERE DE SANTE

PUBLIQUE                                                                                                                                                         p 65

I - Etat sanitaire des populations Grands Noirs et Pygmées                  p65

A - Des indicateurs de santé et de développement médiocres au regard

des revenus

B - Profil épidémiologique des Grands Noirs

C - Profil épidémiologique des Pygmées

II - Analyse de la Commission ad hoc nommée en 1992                        p 74

III - Propositions de la Commission                                                                            p 81

III - Commentaires                                                                                                         p 85

 

SECTION II - LES DONATEURS INTERVENANT DANS LA SANTE NE S’INTERESSENT PAS AU PIAN                                                                                                      p 89

I - Le poids de l’héritage colonial :                                                                                p89

 

A - Une médecine de soins pour les Européen                

B - Une médecine de masse pour les indigènes sans influence profonde sur la

démographie           

C - L’aide sanitaire française aujourd’hui                                

 

II - Pour les acteurs internationaux le traitement du pian n’a aucune

efficience économique.                                                                                                           p 115

 

A - Le droit à la santé, un droit programmatoire                                                                     115

B - Programmes sanitaires proposés par les différentes Agences de l’ONU

pour mettre en œuvre ce droit à la santé. De l’OMS à la Banque Mondiale                 p 120

C - L’UE suit le même chemin                                                                                                        p 132

D - ainsi que l’USAID, l’Allemagne, le Canada                                                                   p 134

 


 

PARTIE II - LA MARGINALISATION DU NORD ET LA DOMINATION

DES PYGMEES PAR LES GRANDS NOIRS SONT  RESPONSABLES

DE LA PERSISTANCE DE L’ENDEMIE PIANIQUE                                                            p 141

 

CHAPITRE I - MARGINALISATION DU NORD-CONGO                                                p 142

Le sous-développement sanitaire du Nord est une entrave à la lutte contre les

grandes endémies. Il n’est qu’un élément du déséquilibre socio-économique

et culturel Nord/Sud.

 

SECTION I - ORIGINES DU DESEQUILIBRE REGIONAL NORD/SUD                p 143

                I - Causes anthropologiques : des royaumes dans la savane, des villages

dispersés dans la Cuvette et la forêt équatoriale.                                                                             P143

                II - La traite négrière a affecté un sort et une fonction différente aux

peuples de ces régions :peuples courtiers et esclavagistes/ peuples razziés                         p 171

                III - La colonisation aggrava la division du territoire en zones de

prédation (régions Nord) et en zones de développement (Brazzaville et le Sud).        p 183

SECTION II - MANIFESTATIONS ACTUELLES DU DESEQUILIBRE                p 208

I - Une déficit de croissance démographique dans les régions

septentrionales                                                                                                                      p208

                II - Un manque d’unité culturelle entre les « gens du Nord »

 et ceux du Sud                                                                                                                        p210

                                1) Langues

                                2) Scolarisation

                3) Identité

                                4) Expressions religieuses

III - Une marginalisation économique du Nord                                                               p220

                IV - Une typologie politique organisée sur un axe Nord/Sud                  223

 

CHAPITRE II - DOMINATION DES PYGMEES PAR LES

GRANDS NOIRS                                                                                                                               p 226

Dans le Nord, l’isolement social et sanitaire des Pygmées est un élément

déterminant de la persistance d’un foyer pianique menaçant de contaminer

l’ensemble des populations de la région mal protégées sur le plan des soins

de santé primaires.

 

SECTION I-- LA SOCIETE PRECOLONIALE PYGMEE :                                              p 226

Une société originale, longtemps indépendante dont certaines coutumes se

maintiennent, ce qui n’est pas sans incidence sur le développement sanitaire.

                                I - Economie                                                                                                                             p229

                                II - Famille et alliance                                                                                 p 237

                                III - Organisation de la décision et de la justice                                      p 242

                                IV - Culture et religion                                                                                  p 251

 

SECTION II - LES RELATIONS  PYGMEES/GRANDS NOIRS :                                p 266

Une volonté permanente de domination, sans souci de développement, des

Pygmées par les Grands Noirs

I - La relation Pygmées/ Grands Noirs dans l’Afrique précoloniale p266

A - Les deux sociétés face-à-face                                                                                               p266

                                               1 : Les complémentarités économiques

                                               2 : Les antagonismes sociologiques

                                               3 : Les concurrences noologiques

B - De l’association à la dépendance : les éléments structurels de la résistance

Pygmée                                                                                                                                                p 271

C- La traite marque le début de l’intégration des Pygmées dans les circuits

commerciaux des Grands Noirs et dans la division internationale du travail      p 280

II Les conséquences de la colonisation                                                            p 282

A - Volonté de l’administration coloniale d’émanciper, d’apprivoiser et de

stabiliser les Pygmées 

B - Effets indirects de la colonisation sur la relation Pygmées/Grands Noirs:

1-Dégradation économique. 2-Altération sociale. 3- et culturelle

III Les relations Pygmées/Grands Noirs aujourd’hui                               p 292

A - Les Pygmées et les villageois: exploitation économique, apartheid

social, culturel et sanitaire.                                                                                                               p 293

B - L’attitude de l’Etat : les Pygmées sont quasiment considérés comme

des immigrés de l’intérieur, sans droits, en particulier à la santé.                                                p 307

 

 

 

 

PARTIE III - QUELLES SONT LES CONDITIONS POLITIQUES

ET JURIDIQUES AU DEVELOPPEMENT SANITAIRE ET AU

CONTROLE DE L’ENDEMIE PIANIQUE CHEZ LES PYGMEES                      p 318

 

CHAPITRE I - LE RESPECT DES DROITS INDIVIDUELS

ET COLLECTIFS EST UN ELEMENT DETERMINANT

POUR LE PROGRES SANITAIRE DES PYGMEES                                                             p 320

 

SECTION I -UN MODELE DE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME :

LA SOCIETE PYGMEE PRECOLONIALE                                                                  p 320

I - Les droits de l’homme chez les Pygmées                                                     p 320

II - Les droits de l’homme chez les Grands Noirs                                              p 324

SECTION II -DES MODELES DE DISCRIMINATION DES DROITS

DE L’HOMME :L’ADMINISTRATION COLONIALE

ET LES REGIMES POLITIQUES DU CONGO JUSQU’EN 1992                        p 331

I - L’administration coloniale                                                                                 p331

II - Trente ans d’autoritarisme                                                                                         p 333

 SECTION III -UNE OUVERTURE VERS LES DROITS COLLECTIFS :

LA CONSTITUTION CONGOLAISE DE 1992                                                                      p 336

                I - Une démocratie aux couleurs de l’Afrique                                                     p 337

                II - La Constitution congolaise exprimait une revendication d'indépendance politique, économique et culturelle                                                                                                        p339

                III - Comment la Constitution de 1992 répondait-elle aux revendications

régionalistes et au pluralisme des communautés infranationales ?                           p 341

               

CHAPITRE II - QUEL ROLE PEUT JOUER LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE POUR FAVORISER LE DROIT

A LA SANTE  DES PYGMEES?                                                                                                 p 345

 

SECTION I - LE DROIT A LA SANTE EST UN DROIT INDIVIDUEL :

QUELLE PROTECTION LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

PEUT-ELLE APPORTER AUX DROITS INDIVIDUELS DES PYGMEES ?                p 349

                I - Un contrôle non juridictionnel des droits de l’homme

dans le système universel

                II - Absence de droit d’ingérence humanitaire

                III - La création d’une cour pénale internationale est en gestation

SECTION II - LE DROIT A LA SANTE EST UN DROIT COLLECTIF :

QUELLE PROTECTION LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

PEUT-ELLE APPORTER AUX DROITS DES GROUPES PYGMEES ?         p 349

                I - Les Pygmées sont-ils une minorité ?                                                                        p 349

II - Les Pygmées sont-ils un peuple ?                                                                  p354

III - Les Pygmées sont-ils un peuple autochtone ?                                                               p358

SECTION III - LES PYGMEES PEUVENT-ILS BENEFICIER DES

PROGRAMMES SPECIAUX POUR LES PEUPLES AUTOCHTONES ?                p 364

                I -Les acteurs internationaux                                                                                                       p364

                II - L’USAID. La Coopération française                                                                 p370

 

CHAPITRE III - QUE PEUVENT FAIRE LES ONG DU NORD

SUR LE PLAN JURIDIQUE ET MEDICAL POUR AMELIORER

LES CONDITIONS SANITAIRES DE CES POPULATIONS ?                                 p 376

 

SECTION I - INTERVENIR AUPRES DU GOUVERNEMENT CONGOLAIS,

DES INSTITUTIONS INTERNATIONALES ET DE L’OPINION PUBLIQUE

POUR FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES PYGMEES                                                             p 377

 

SECTION II - INTERVENIR DANS LES PROGRAMMES

DE DEVELOPPEMENT EN FAVEUR DES POPULATIONS PYGMEES                 p 382

                I - Convaincre l’Etat congolais de soigner les Pygmées                                             p 382

                II - Mettre en place avec les acteurs internationaux des programmes

de santé                                                                                                                                p 382

                III - Mettre en place un observatoire de la santé des Pygmées                   p 388

 

SECTION III - LA MEDECINE TRADITIONNELLE, UNE ALTERNATIVE ? p394

 

 

 

CHAPITRE IV - PEUT-ON CONSTRUIRE UN INDICATEUR

MEDICAL DE DISCRIMINATION COMMUNAUTAIRE ?                                        p 400

 Le pian, comme toute maladie est un «phénomène social total ». Sa présence

traduit un dysfonctionnement dans la société congolaise. Il est un exemple

d’utilisation d’indicateurs médicaux dans l’appréhension d’une société.

Est-il possible d’utiliser certaines maladies comme des révélateurs

de discriminations ethniques ou communautaires ?

 

SECTION I – LES LECONS A TIRER DE LA PERSISTANCE DU PIAN

CHEZ LES PYGMEES                                                                                                                           p 400

 

SECTION II – LE BEJEL CHEZ LES BEDOUINS DU HEDJAZ                                 p 403

 

CONCLUSION GENERALE                                                                                                          p 407

 

BIBLIOGRAPHIE                                                                                                                                             p 421

 

ANNEXES                                                                                                                                                           p 440

REPERES CHRONOLOGIQUES EN MEDECINE TROPICALE                          p 441

NOMBRE DE CAS DE PIAN TRAITES, ENTRE 1992 ET 1995, PAR L’ASSOCIATION TECHNOLOGIE MEDICALE ET COOPERATION                 p 444

                LA MALADIE DU SOMMEIL                                                                                            p 449

                A PARTIR DU XIXème SIECLE, EN EUROPE, LA MORT

PERD DU TERRAIN                                                                                                                            p 450

REPERES CHRONOLOGIQUES                                                                                             p 456

                - Du XVème au XIXème siècle                                                                                      p 456

- La période coloniale                                                                                                                  p 459

                - Quarante ans d’indépendance                                                                                p 463

                - ECONOMIE DU CONGO AUJOURD'HUI                                                      P 468

                ANNEXES HISTORIQUES DIVERSES                                                                              p 474

LA COOPERATION FRANCAISE                                                                                            P 478

PRINCIPALES INITIATIVES DE L’ONU EN FAVEUR

DES PEUPLES AUTOCHTONES                                                                                  p 480

  

CARTES

 

 

                                                                                                                                                                                         

-ULCERATIONS PIANIQUES AVANT ET APRES TRAITEMENT PAR L’EXTENCILLINE                                                                                                                                            p 30 bis

-CAMPAGNES DE LUTTE CONTRE LE PIAN DANS LA LIKOUALA,

DE 1992 A 1995, PAR L’ASSOCIATION TMC                                                                      p 62 bis

-CARTE ADMINISTRATIVE DU CONGO                                                                           p 84

-LA FORET EQUATORIALE EN AFRIQUE CENTRALE                                            p 143 bis

-LA POPULATION RURALE EN AFRIQUE CENTRALE DANS LES

ANNEES 1880                                                                                                                                     p 146 bis

-LE CONTACT FORET SAVANE EN AEF                                                                 p 147 bis

-ORGANISATIONS POLITIQUES DANS LA FORET EQUATORIALE

 A LA FIN DU XIXème SIECLE -GUERRES ET MOUVEMENTS

DE POPULATIONS ENTRE 1800 ET 1880                                                                      p 152 bis

-LE ROYAUME DU KONGO AU XVème ET AU XVIèmeSIECLE                      p 165 bis

-LE COMMERCE DES ESCLAVES                                                                                    p 171 bis

-LE COMMERCE EN AFRIQUE CENTRALE AU DEBUT

DU XIXème SIECLE                                                                                                                 p 172 bis

-CIRCULATION DU FER EN AFRIQUE CENTRALE                                                           p 173 bis

-L’AFRIQUE CENTRALE ET  LES SYSTEMES COMMERCIAUX

 INTERNATIONAUX -LE COMMERCE ATLANTIQUE                                       p 174 bis

-ZONES ECONOMIQUES ET ESPACES MARCHANDS EN AFRIQUE

CENTRALE VERS 1870 -LE GRAND COMMERCE CONGOLAIS                           p 175 bis

-LES MIGRATIONS AU XIXème SIECLE -LES SAVANES AFRICAINES

AU XIXème SIECLE                                                                                                                                p 177 bis

-LES GRANDES COMPAGNIES CONCESSIONNAIRES                                           p 191 bis

-LOCALISATION DES GROUPES PYGMEES                                                                             p 226 bis

-LES MIGRATIONS BANTOU                                                                                                              p 227 bis

-CIRCULATION DES AKA DANS L’INTERFLEUVE OUBANGI-SANGHA p 230 bis

-PISTES LIGNAGERES ET TERRITOIRES COMMUNS

PYGMEES/GRANDS NOIRS                                                                                                p 231 bis

-REPARTITION SPATIALE DES LIGNAGES AKA                                                    p 237 bis

-PARC DE NOUABALE-N’DOKI                                                                                                p 387 bis

-DIVERSITE ETHNIQUE ET LINGUISTIQUE DE LA ZONE

AKA AUJOURD’HUI                                                                                                                   p 293 bis

-LA MALADIE DU SOMMEIL                                                                                                            p 449 bis

-LA PACIFICATION DE L’AEF                                                                                                             p 459 bis,ter

-LA REVOLTE DE 1928-30 EN AEF                                                                                  p 460 bis

-LE BEC DE CANARD                                                                                                                              p 461 bis

-LES TRANSFERTS DE TERRITOIRES EN AEF, 1911-1961                                       p 462 bis

-LES GROUPES ETHNIQUES AU CONGO-BRAZZAVILLE                                      p 463 bis

 

 

 

LISTE DES ABREVIATIONS

 

 

ACDI : Agence Canadienne de Développement International

AEF : Afrique Equatoriale Française

AMI : Aide Médicale Indigène

AOF : Afrique Occidentale Française

APFT : Avenir des Peuples des Forêts Tropicales

ATS Assistance Technique Sanitaire

AVCI : Années de Vie Corrigé du Facteur Invalidité

CADHP : Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

CFCO : Chemin de Fer Congo Océan

CHU : Centre Hospitalo-Universitaire

CSI :Centre de Santé Intégré

CSS : Circonscription Sanitaire et Sociale

DIDH : Droit international des Droits de l’Homme

FAC : Fonds d’Aide et de Coopération

FED : Fond Européen pour le Développement

FIDES : Fonds d’Investissement pour le Développement Economique et Social des territoires d’outre-mer.

FISE : Fonds International de Secours de l’Enfance

FNUAP : Fonds des Nations Unies pour les Activités en matière de Populations

FTA Test : Fluorescent Treponemal Antibody Test

HIV : Human Immuno-deficience Virus

HR : Hôpitaux de référence

HTVL : Human T Cell Leukemia/Lymphoma virus

IDH : Indicateur de Développement Humain

IFI : ImmunoFluorescence Indirecte

IPH : Indicateur de Pauvreté Humaine

MST : Maladie sexuellement Transmissible

OCCGE : Organisme de Coordination et de Coopération pour la lutte contre les Grandes endémies

OCEAC : Organisme de Coordination pour la lutte contre les grandes Endémies en Afrique Centrale

OIT : Organisation Internationale du Travail

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

ONG : Organisation Non Gouvernementale

ORSTOM : Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-mer

OUA : Organisation de l’Unité Africaine

PEVD : Pays En Voie de Développement

PIDCP : Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques

PIDESC : Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels

PMI : Protection Maternelle et Infantile

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

RCA : République Centrafricaine

SGHMP : Services Généraux d’Hygiène Mobile et de Prophylaxie

SSP : Soins de Santé Primaires

TMC : Technologie Médicale et Coopération

TPHA : Treponema pallidum Hemagglutination Assay

UDDIA : Union Démocratique de Défense des Intérêts Africains

UE : Union Européenne

UNICEF : United Nations International Children’s Emergency Fund

USAID : United States Agency for International Development

VIH : Virus de l’immunodéficience humaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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